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Nous voulons vraiment résoudre les situations d’urgence

2007. juillet 6.

interview1

1 février 2006


Notre savoir acquis devait être gardé et vendu en forme de récupération de données. Nos clients étaient préoccupés de la question, comment peut-on réparer les données et les supports défectueux. Ainsi, nous étions préoccupés par la solution – nous a raconté sur les débuts de l’entreprise M. Sándor Kürti, président de la SA KUERT.


Avant vous, personne ne s’est occupé de la réparation de supports de stockage...


Selon mes connaissances, personne ne s’est occupé de la récupération de données, car les outils défectueux ont été simplement éliminés dans les pays occidentaux, sans aucune tentative de réparation. Ce n’est que la situation économique et politique hongroise qui nous a permis de trouver un marché. Nous avons fondé notre société en 1989. Nos collègues avaient travaillé au Centre Optique Hongrois, et à l’Institut Central de la Recherche Physique. Leur travail d’alors était similaire à leurs tâches actuelles, puisqu’ils préparaient des supports de stockage, tandis qu’aujourd’hui, ils les réparent. Nous n’avions même pas un millième du capital nécessaire pour la production de supports de stockage pour ordinateurs. Par contre, il existait une demande en réparation de supports. Le changement du régime économique et politique aux années 90 a provoqué l’effondrement de notre marché. Très heuresement pour nous, c’est juste à ce moment que la récupération de données précieuses à partir de supports défectueux est apparu dans le monde en tant que nouvelle demande. C’est ce qu’on appelle récupération de données.


Qui étaient les premiers clients demandant une restauration ? N’oublions pas qu’il s’agit d’un produit intellectuel déposé, puisque l’activité n’avait pas été menée par personne auparavant.


Nos clients arrivaient par hasard. Le Ministère Public a laissé tomber leur support de stockage énorme, et il nous a demandé de trouver une solution si possible, car ils avaient grand besoin des données perdues. Grâce à notre expérience antérieure, nous avions déjà un savoir-faire dans nos têtes, qui nous a aidé à réussir dans le travail. Nous avons résolu le problème du Ministère Public en deux ou trois mois. Après une succession de cas pareils, la nouvelle s’est répandue que nous sommes capables de restaurer les données considérées comme perdues, ainsi, nous avons reçu de plus en plus de commandes. Notre premier cas largement médiatisé a été celui qui a résulté de l’incendie du Pavillon B de la Foire Internationale de Budapest. Tous les objets laissés dedans ont été dévastés par le feu. Tous les ordinateurs avaient été gardés là-bas, et ils ont été aussi détruits. Mais les supports pouvaient être sauvés, et nous avons réussi de récupérer les données. Les signes magnétiques ont survécu le feu de 300-400 degrés, toutes les autres valeurs ont été anéanties. Les détails de cet événement malheureux sont devenus publics, ce qui nous a garanti un écho très favorable.


Vous avez déjà dépassé les frontières...


Nous avons aussi des filiales en Autriche et en Allemagne, en tout, nous accomplissons cinq mille récupérations de données par an. Auprès des sociétés étrangères, nous avons réussi d’atteindre que 90% des commandes nous parviennent par Internet. Nos experts sont présents en 11 pays, nous sommes surtout actifs dans la sécurité de l’information des institutions bancaires. Dans les semaines passées, un homme de l’Université de Stanford, lauréat du prix Nobel, a rendu public le fait qu’il a perdu les résultats de ses recherches de plusieurs années, et ni la NASA, ni l’IBM ne pouvaient résoudre son problème, jusqu’à ce qu’un collègue hongrois lui a proposé une compagnie hongroise « du jungle », qui a complètement restauré ses données. C’était nous, la compagnie « du jungle hongrois ». Nous ne savions pas plus sur la technologie que les autres experts de ce domaine. Selon moi, la différence est que nous voulons vraiment résoudre les situations d’urgence et nous sommes prêts à sacrifier plus de temps à cela.


Vous dites cela comme si c’était tout simple de procéder à la récupération de données, comme si n’importe qui pouvait le faire s’il le voulait...


Ce n’est pas le cas. Ces tâches sont une sorte d’exercises de médicine. Elles nécessitent au moins 4-5 ans d’expérience professionnelle, jusqu’à ce que les problèmes deviennent résolubles. Pendant ce temps, l’empoyé produit des rebuts. La valeur de notre société ne consiste pas dans les microscopes, les ordinateurs ou les machines fabuleuses, mais dans les employés. Ils mènent une activité intellectuelle, donc il est essentiel qu’ils soient dans une bonne condition mentale. C’est pourquoi nous dépensons plus pour les employés et leurs familles que la moyenne. Nous garantissons des prêts sans intérêt pour les voitures et l’habitation. Nos distributeurs sont utilisables gratuitement, de plus, nos employés bénéficient d’une piscine et d’un sauna.


C’est pourquoi vous avez reçu le Prix du Lieu de Travail Pro-famille en 2005. En fait, est-ce un gain en confiance en soi ?


Oui, ça aussi. Tout est en train de s’amplifier, et nous ne devons pas seulement avoir une main-d’oeuvre professionnelle, mais aussi croire que nous sommes très bons, même les meilleurs dans ce que nous faisons. Nos employés sont très responsables. Ils sont soixante-dix eviron. Nous n’avons pas besoin d’improvisateurs, mais d’esprit de groupe. Un demi-groupe ne pourrait pas produire la même effectivité. Concernant les concurrents, je ne peux ni veux les éliminer. C’est le capitalisme.


Comment passez-vous votre temps libre en général ?


Là, je ne suis pas si résolu. J’aime faire du ski depuis mon enfance. Ma mère m’a fait décider si je voulais devenir skieur ou ingénieur. Je vais faire du ski avec la même compagnie depuis quarante ans déjà. Une autre sorte de divertissement pour moi est le jeu de cartes : le bridge et le tarot. Une fois par semaine ou par quinze jours on se rencontre et on «  se gronde » avec les amis, en espérant de gagner des sommes insignifiantes. Depuis huit ans, je vais danser avec ma femme, deux fois par semaine. Pour Noël, nous étions a Cuba ou nous avons dansé de neuf heures du soir jusqu’à six heures du matin. Nous aimons beaucoup. Nous avons rejoint un groupe de danseurs, ils nous ont très bien accueilli , et nous nous sommes divertis avec eux pendant toute la nuit.


Combien d’heures travaillez-vous par jour ?


Au moins dix. Je n’ai aucun problème avec ceci, car je peux faire ce que j’aime.


Est-ce que vous gardez vos connaissances dans un coffre-fort, ou vous les avez déjà partagées avec quelqu’un en vue des profits ?


Nos procédés sont, naturellement, décrits, et nous avons réussi à vendre ce produit intellectuel à l’armée populaire du Viêt Nam.


Ils ne sont pas vraiment une concurrence...


Bien sûr. Et c’est suffisamment loin d’ici. Il faut aussi calculer que le développement technique s’accélère très vite, tandis que nous avons vendu un savoir-faire d’alors. Depuis lors, notre société a augmenté sa valeur, qui pourrait être déterminée autour de 4 milliards de Forints (16 millions d’euros). Bien sûr, c’est inexprimable pour moi, je ne vais pas vous demander : est-ce que vous avez 4 milliards de Forints ?


Non, malheureusement. Mais même si j’en avais, vous ne vendriez pas votre société !


Pour quatre milliards, je ne pense pas. Mais c’est bien de jouer avec les mots... D’ailleurs, nous sommes dans une nouvelle situation maintenant, car, si nous avions plus d’argent, nous pourrions présenter une croissance plus considérable. Nous pourrions « acheter de l’avenir ». Nous avons consulté des experts pour voir s’il vaut la peine d’acquérir du capital externe. Nous verrons la réponse en peu de temps. En Hongrie, nous sommes devenus leaders du marché très vite. En Autriche et en Allemagne aussi, nos développements ont été couronnés de succès, il serait bon d’accomplir plus d’investissements, car nous voulons réaliser nos rêves non seulement dans les pays qui nous entourent. Dans les derniers cinq ans, nous avons pu produire une croissance de 30% par an. Notre filiale allemande n’a que trois ans, quand-même, elle est déjà devenue profitable. Elle a produit un profit de cent millions (400 000 euros). J’apprécie beaucoup ce résultat, parce qu’il a été atteint sur un nouveau marché, avec un nouveau produit. J’apprécie aussi que cette fois ce ne sont pas les pays occidentaux qui dirigent, c’est nous qui leur avons proposé un produit innovateur, qui a réussi. Ces résultats, selon moi, sont aussi dûs au fait que les gens et les sociétés, mais aussi la culture de ces pays sont de plus haut niveau que chez nous d’habitude. Cela représente une force économique considérable.


Valéria Ignácz




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